Être convenable ?

JesusBaptism

13. Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.

14. Mais Jean s’y opposait, en disant : C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi!

15. Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste.

15. Et Jean ne lui résista plus. (Matthieu 3 : 13-15, traduction Segond)

Bien que je sois Chrétienne,  le regard, l’opinion d’autrui a souvent plus d’importance pour moi que je ne le voudrais.

Cela se manifeste, en public, par exemple, par une certaine gêne, une retenue, qui fait que je ne me comporte pas tout à fait comme à la maison.

Si je suis honnête avec moi-même, je sais que ce n’est pas tellement par politesse ou respect envers autrui mais surtout par peur du jugement de l’autre.

J’essaye de rester “convenable”. De refléter l’image de ce que la société, la “norme” attend de moi. Je cherche à ne pas choquer, à ne pas sortir de l’ordinaire, à ne pas me faire remarquer.

Dans le dictionnaire, le premier sens du mot “convenable” est “qui convient, qui est bien adapté, approprié aux circonstances.”

Le deuxième sens est : “ Qui est conforme aux normes sociales, aux règles, aux mœurs acceptées dans un groupe social“.

Dans les deux cas, on voit qu’il s’agit d’un comportement induit, après réflexion et comparaison avec ce qu’il faut FAIRE. C’est donc un acte qui s’appuie sur le mental, sur notre éducation, nos connaissances, nos opinions, nos croyances.

Jean est choqué parce que Jésus veut être baptisé par lui, et dans sa tête, Jean a étiqueté le baptême comme un rite qui s’adresse aux pécheurs, alors qu’il est convaincu que Jésus est sans péché. Cela n’est pas convenable, pas approprié aux circonstances, pas conforme à ce qu’il croit!

C’est comme si, lors d’un banquet,  on demandait au Président de la République d’aller faire la vaisselle…

Jean met aussi une séparation entre lui et Jésus. Pour lui, Jésus est l’envoyé de Dieu, Dieu lui-même, parfait, immaculé, et lui n’est qu’un homme misérable, ils n’ont rien en commun!

Mais Jésus s’est fait homme par amour pour nous. Justement pour nous montrer, par son exemple, qu’il n’y a en fait aucune séparation entre l’homme et Dieu, quand l’homme s’est abandonné à lui. Quand l’homme le laisse vivre en lui. (1) (2)

Par cet acte, Jésus nous dit que sur cette terre, en tant qu’homme, il est notre égal, notre frère, un être humain, comme nous. (3) Toute sa vie va être la démonstration de cela, car il a connu tout ce que peut vivre un Homme : la tentation (4), la peur (5), le doute (6),  la tristesse (7), la souffrance (8)… et il nous a montré, par son exemple, comment les dépasser, comment s’en libérer.

Jésus n’a jamais été convenable.

Il n’a jamais été là où on l’attendait. Il ne s’est jamais soucié de l’opinion d’autrui, des coutumes, des convenances, des hiérarchies.

Il a guéri ou laissé ses disciples cueillir du blé un jour de Sabbat (9), il a mangé chez les publicains, les prostituées ou autres personnes méprisées par la société de son époque (10), il a enseigné à une Samaritaine, peuple infréquentable pour les Juifs (11), il a défendu une femme infidèle condamnée à la lapidation (12), il a chassé les marchands du Temple que tout le monde avait accepté jusqu’ici (13), il a guéri le soldat venu pour l’arrêter (14), il a béni le criminel sur la croix avec lui (15),  il a même lavé les pieds de ses disciples (16)!

Etc, etc! Et il a toujours dit la Vérité même si cela déplaisait à ceux qui l’entendait, et même si cela le menait à la mort. (17)

Jésus m’enseigne que ce qui est convenable, approprié aux circonstances, conforme aux normes (divines), c’est ce qui est Juste, ce qui est Vrai, ce qui vient de la Parole de Dieu, ce qui vient de l’Amour, de la Compassion, du coeur, et non ce qui vient de la peur et du mental. (18)

Ce qui est convenable, c’est d’agir selon notre intime conviction, selon ce que nous ressentons profondément comme étant juste, ce que nous inspire l’Esprit Saint, ce qui nous donne la paix véritable.

Ce n’est pas un “faire”, mais un état d’être. (19)  Ce n’est pas calculé, c’est spontané, ça vient du coeur, de la conscience aiguë de ce qui est juste, de la compréhension vécue de la Parole de Dieu.

C’est ainsi que sont les petits enfants. Ils ne se soucient pas des convenances, ils ne vivent pas encore sous la tyrannie de l’opinion d’autrui. S’ils ressentent sa bonté, ils vont spontanément sourire et prendre la main d’un étranger ou au contraire refuser d’embrasser une relation de la famille qui ne les aime pas. (20)

Jésus vivait à chaque instant dans la spontanéité de Dieu, dans la guidance de l’Esprit Saint. C’est ce qu’il m’enseigne par son exemple.

Ma prière est d’être comme lui, totalement libérée du jugement d’autrui, des convenances artificielles, et d’être à chaque instant à l’écoute de Christ en moi, de me laisser guider par l’Esprit Saint, et surtout, D’OSER lui obéir, ne pas lui résister (verset 15) même si ce n’est pas “convenable” aux yeux du monde, même si ce n’est pas conforme à la culture, à la mode, au moeurs actuelle, même si à cause de cela, on se moque de moi, ou on me critique ou on s’éloigne de moi.

En vérité, je suis convaincue que si je laisse Christ vivre en moi, même si je ne suis pas “convenable” aux yeux du monde, Christ pourra se servir de moi, manifester son Amour et toucher le coeur d’autrui.

En vérité, lorsque je me laisse impressionner par l’opinion d’autrui, et que j’agis en fonction de cela, au lieu d’écouter mon coeur et ma foi, je me trahis moi-même et je ne marche plus dans les pas de Jésus.

Je me fais moi-même prisonnière et je renonce à la liberté que Jésus est venu m’offrir.

Si j’agis à partir de l’Amour de Jésus, et non la peur du jugement d’autrui, je serai libre. (21)

Ce n’est qu’ainsi que je pourrai mettre ma lampe sur le boisseau, et être un instrument de Dieu.

VERSETS

(1) « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ! » Galates 2 : 20

(2) Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole,  afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.  Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, – moi en eux, et toi en moi, – afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.” Jean 17 : 21-23

(3 ) Car ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils afin que son Fils soit le premier-né entre plusieurs frères.” (Romains 8 : 29)

“L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui.” (Romains 8 : 14-17)

(4) “Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.”

(5) Étant en agonie, il priait plus instamment,t et sa sueur devint comme des grumeaux de  sang, qui tombaient  à terre.” Luc 22 : 44

(6)”Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres surtout le pays, jusqu’à la neuvième heure.  Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” Matthieu 27: 45-46

(7) Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente de la montagne des Oliviers, toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus. Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Luc 19 : 41-42

(8)” Les soldats conduisirent Jésus dans l’intérieur de la cour, c’est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la cohorte.  Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée.  Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs!  Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient devant lui.  Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus; et ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne.  Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.  Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. (Marc 15 : 16-24)

(9) En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit: N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ? Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables ? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.” Mathieu 12 : 1-8

(10) Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Mathieu 9 : 11

(11) Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire (car ses disciples s’en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). La femme samaritaine lui dit donc: Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains.) Jean 4 : 7-9

(12) Alors les scribes et les pharisiens Lui amenèrent une femme surprise en adultère; et ils la placèrent au milieu de la foule. Et ils dirent à Jésus: Maître, cette femme vient d’être surprise en adultère. Or Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Vous donc, que dites-Vous?  Ils disaient cela pour Le tenter, afin de pouvoir L’accuser. Mais Jésus, Se baissant, écrivait avec Son doigt sur la terre.  Et comme ils persistaient à L’interroger, Il Se releva, et leur dit: Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier. Puis, Se baissant de nouveau, Il écrivait sur la terre. Mais, ayant entendu cela, ils se retirèrent l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés; et Jésus demeura seul avec cette femme, qui était debout au milieu. Alors Jésus, Se relevant, lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée? Elle dit: Personne, Seigneur. Jésus lui dit: Moi non plus, Je ne te condamnerai pas; va, et désormais ne pèche plus.” Jean 8 : 3-11

(13) Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.  Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,   et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Jean 2:13-22

(14)” Ceux qui étaient avec Jésus, voyant ce qui allait arriver, dirent: Seigneur, frapperons-nous de l’épée? Et l’un d’eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille droite. Mais Jésus, prenant la parole, dit: Laissez, arrêtez! Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit.” Luc 22 : 49-51

(15) L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi même, et nous aussi. » Mais l’autre, le reprenant, déclara : « Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes; mais lui n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » Luc 23 : 39-43

(16) Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.” Jean 13 : 2-5

(18)” Mon fils, sois attentif à mes paroles, Incline tes oreilles à mes discours.  Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux ; Garde-les au fond de ton cœur. Car ils sont la vie de ceux qui les trouvent Et la santé de leur corps tout entier. Garde ton cœur plus que tout ce qui se garde, Car c’est de lui que procèdent les sources de la vie.” Proverbes 4 : 22

(19) Car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. ” Actes 17 : 28

(20) “Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. “ Marc 10 : 14-15

(21 ) “Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption par lequel nous crions : Abba! Père!” Romains 15 : 16


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